Dauphins, Pélicans & Phoques

Un phoque à Saint-Jouin

Après Peli, Farceur le dauphin, c’est un phoque qui a élu domicile dans le port de servitude.

Les premières observations remontent à une semaine. Mais ce n’est pas la première fois que l’on signale la présence d’un phoque dans les eaux de Saint-Jouin. Déjà en 1999, un congénère avait été repéré dans le port pétrolier.

Mardi, Alain Deschandol, président du Chêne d’Allouville-Bellefosse, est allé constater sa présence. Du haut de la digue, il a filmé et pris des photos de l’animal reposant sur le sable, tout en ayant une impression de déjà-vu. En effet, en décembre 2007 et janvier 2008, Alain Deschandol avait approché et observé un phoque sur la plage du Havre. Puis celui-ci avait disparu sans que l’on sache où.
Le soir, en visionnant ces films, son impression s’est confirmée. « Je suis sûr à 95 % que c’est Doudou, celui que j’avais vu au Havre. » Doudou appartient à la race la plus commune, celle que l’on nomme « phoque des ports ». C’est un jeune et Alain Deschandol pense qu’il se balade.

Mercredi après-midi, on pouvait l’apercevoir sur son banc de sable ou évoluant dans l’eau. Les phoques suivent la marée et lorsqu’ils sont à terre, ils restent toujours à un mètre du bord de l’eau, prêts à plonger à la moindre alerte. En général, ils reviennent au même endroit, car ce sont des animaux qui ont leurs habitudes.

L’ouïe très fine
Ils ont l’ouïe très fine et nous avons pu le constater, car Doudou a perçu notre présence malgré la hauteur de la digue et entendu le clic de nos appareils photo, relevant la tête et nous observant.
Des colonies de phoques sont visibles en baie de Somme, dans le Cotentin et au Mont-Saint-Michel. Quelques cas ont été aperçus également à Dunkerque. D’où vient Doudou, où est-il allé depuis 2008 ?
Décidément, Saint-Jouin attire de nombreuses espèces. Une espèce à protéger qui conforte à préserver la richesse de ces eaux, de ce site aujourd’hui menacé par un projet de port méthanier.

BERNADETTE VAST

Les dauphins de Saint-Jouin

Pierre Lecroq, passionné par les dauphins, est allé à plusieurs reprises, accompagné par Alain Deschandol (président de l’association CHENE), tourner autour de la bouée no 24 dans l’espoir de les apercevoir
Quand il a eu cette chance, il en est resté sans voix : «J’avais le souffle coupé !». Et on le comprend, c’est vraiment un instant magique ! Ils ont d’abord vu le plus grand, qui ne les a plus quittés et jouait avec eux en les gratifiant de quelques sauts. Il prenait un malin plaisir à suivre le sillage du bateau, à surgir là où on ne l’attendait pas.
Quel bonheur ! Plus loin, c’est un groupe de trois, puis un petit qu’ils ont aperçu, mais c’est « farceur » qui est resté tout l’après-midi, s’approchant des bateaux venus à sa rencontre. La nature, en nous offrant ce magnifique ballet, nous prouve combien il est important de préserver les richesses du littoral. Si le projet de méthanier devait aboutir, quelles seraient les conséquences d’une eau refroidie de plusieurs degrés ? Aurions-nous encore le privilège de voir évoluer ces dauphins dans nos eaux ?


Histoire de dauphins racontée aux enfants

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La saga de « PELI » le pélican du Port d’Antifer
Le 13 septembre 1981, un Pélican était observé à l’intérieur du port pétrolier d’Antifer. Le zoologiste du Muséum d’Histoire Naturelle du Havre l’identifia comme étant l’espèce
« Pélican blanc – Pelecanus onocrotalus ».

D’où pouvait venir cet oiseau, sachant qu’il n’y avait pas de spécimen de cette espèce, ni dans la nature, ni dans les parcs animaliers alentour, d’ailleurs fort peu nombreux ?
Son état de santé laissait à désirer, accréditant l’hypothèse d’un individu échappé de captivité (Grande-Bretagne ?). Un élément important : sa patte droite portait une bague en aluminium portant l’inscription « RUTH LIPPELO B ». Mais cela n’a pas permis de retrouver son propriétaire(1).


Trouvant sans doute l’endroit à son goût, ce Pélican décida de rester à St-Jouin Il est devenu la mascotte du port et du village et de bonnes âmes veillent sur lui ! Les Pélicans ont l’habitude de pêcher en groupe et là il se retrouvait esseulé. Heureusement, les pêcheurs du port de pêche d’Antifer se sont pris d’affection pour lui, et le nourrissent chaque jour (1 à 1,5 kg de poisson par jour).

Notre ami PÉLI, durant son séjour, a subit maints avatars : coup de fusil, patte cassée, bec cassé (2 fois), poche déchirée, etc. Cela s’est traduit par 6 séjours à la clinique du Centre de sauvegarde du CHENE…Sa dernière aventure à été une fugue involontaire sur le toit d’un bateau de pêche. Il fut retrouvé 2 jours plus tard échoué sur une plage près d’Étretat ! Sa disparition avait jeté l’émoi dans le port et PÉLI a retrouvé sa place sous l’objectif des caméras de la télévision…

En captivité, l’âge maximum atteint est 54 ans. Dans la nature la longévité de l’espèce se situe entre 15 et 25 ans. En captivité, l’âge maximum atteint est 54 ans : souhaitons à PÉLI d’atteindre celui-ci !

(1) Des recherches ultérieures faites par Alain Deschandol, ont apporté des éléments nouveaux sur cette fameuse bague. Lippelo est une section de la commune belge de St Amand, dans la province d’Anvers. La lettre B pourrait désigner le pays (Belgique) et Ruth être le nom du propriétaire.

Décès de Péli

«PELI» le pélican du Port d’Antifer, a été retrouvé mort lundi 13 février 2012 à l’intérieur du port pétrolier d’Antifer. Certainement mort de vieillesse ou de froid.
Peli, un pélican blanc (Pelecanus onocrotalus) était arrivé avec le premier pétrolier en 1973.
Il est devenu la mascotte du village et de l’école qui porte son nom de «PELICAN»! Les pêcheurs du port de pêche d’Antifer s’étaient pris d’affection pour lui, et le nourrissaient chaque jour (1 à 1,5 kg de poisson par jour). «Péli» avait un coté misogyne et n’acceptait pas d’être approché par des femmes.

La mairie souhaite que le Pélican soit empaillé, afin qu’il puisse être éventuellement exposé dans un musée.
Aujourd’hui les enfants et les habitants de St Jouin sont tristes de la disparition de Péli leur ami.